Nos expériences interculturelles

L'Egypte en transition

18:11, 22/04/2013, .. 1 commentaires .. Lien
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Chronique Egypte Mars-Avril 2013

 

Chers tous,

 

Voilà bien longtemps que je n’ai pu vous donner quelques nouvelles…Pardonnez mon silence, la vie en Egypte laisse peu de répit ! Mais les notes de la fameuse chanson vous reviennent à présent : « Mathilde est revenue « »! Alors YALLA !

Ezbet El Nakhl, deux stations avant le terminus  « El Marg »du métro. Quartier défavorisé au nord du Caire. Je rencontre le docteur Adel. Un saint homme sur terre ! Egyptien, il travaille durant plus de vingt ans auprès de sœur Emmanuelle dans divers bidonvilles de la capitale. Rattaché principalement au centre Salam, tenue par les filles de Marie, première congrégation apostolique créée au sein de l’Eglise copte orthodoxe, il vient visiter les malades, les personnes âgées, les familles muni d’une fiole d’huile sainte dans sa poche, à deux stations de métro de Zeïtoun où se trouve son appartement familial encombré d’innombrables images pieuses empoussiérées. C’est un homme  spirituel, d’une ferveur, d’une simplicité, d’une bonté impressionnante.  Avec lui, je découvre les activités du centre qui sont nombreuses, un oasis dans ce milieu chaotique et délaissé. Le centre fait beaucoup pour l’alphabétisation des enfants et des femmes, pour les enfants handicapés encore fortement marginalisés dans la société égyptienne, pour les femmes enceintes, pour la formation des jeunes aux soins à domicile des personnes âgées. J’ai  l’occasion de donner quelques cours de psychologie sur l’approche des personnes vulnérables, avec une participation active des jeunes, traduis en arabe par le docteur parfaitement francophone. Avec lui  je sillonne les quartiers de chiffonniers, visitant « Mahaba School » c’est-à-dire « l’école de l’Amour »créée par sœur Emmanuelle  où sont scolarisés 2500 élèves. Puis nous sommes chaleureusement accueillis dans une famille de chiffonniers. Nous nous asseyons dans un coin de canapé encore inoccupé, tout est recouvert d’une épaisse couche de poussière, le sol est jonché de déchets, l’atmosphère est moite et suffocante. « Maalesh » comme on dit ici ! Tant pis ! Rien ne réussit à étouffer la joie de cette rencontre partagée autour d’un thé servi dans quelques vieilles conserves reconverties, la tête dans les nuages de poussière que projette la course incessante des rats dans les murs. Oui, les chiffonniers on en parle souvent mais on ne s’imagine pas la vie qu’ils mènent ni le travail qu’ils font ! Récupérer, trier, recycler les déchets du Caire, ce n’est pas rien. Tâche ingrate laissée aux coptes. Ils ont pourtant un rôle essentiel  dans cette ville de plus de 9 millions d’habitants. Beaucoup vivent encore dans les ordures, protégés par une simple cabane de fortune. Les maladies s’y développent à foison.  Mais quelle joie ! Ce n’est pas une fable, je les ai vus, ils ont une foi inébranlable, un sourire qui désarme les cœurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour à 300 Km au sud du Caire, en zone orange, classée « déconseillée » par le Ministère des Affaires Etrangères. Welcome to Samalout ! 

 

 

C’est reparti pour quelques mois de mission dans l’école copte du Nouveau-Testament.  Rude vie dans ce village chaotique et primitif. Les élèves sont volontaires et attachants mais le manque de discipline se fait ressentir.  Avec certains élèves nous participons au concours pour la francophonie 2013 organisé par l’Institut français d’Egypte, en créant une affiche sur l’Amour pouvant changer le monde… Quelques vers de Rosemonde Gérard rappellent avec douceur mes cours de littérature ! Belle nostalgie! Deux bénévoles françaises à la retraite se succèdent pour une durée respective d’un mois, m’aidant à organiser et manager le département de français. Quel fut leur étonnement en découvrant Samalout, se heurtant avec difficulté à l’enfermement quotidien…  Au fil de quelques semaines plusieurs politiques poursuivies par la direction m’apparaissent douteuses et loin de l’idée de justice que l’on se fait. Refusant de collaborer, je préfère me retirer et poursuivre ma mission avec CARITAS EGYPT au Caire.

C’est une des ONG les plus actives dans le pays. Misant tout sur l’« éducation de base », ils déploient d’importants moyens pour favoriser l’alphabétisation des enfants et des femmes. Loin d’assister la population dans le besoin, leurs valeurs sont celles du développement et de l’accompagnement à l’autonomie par la formation des habitants eux-mêmes. Je me retrouve à visiter les divers centres médico-sociaux de la ville, à observer les actions menées en faveur des malades, des pauvres, des personnes handicapées, des réfugiés en collaboration avec le HCR. Ceci me donne une expérience de terrain plus « professionnelle » de ce que peut être le rôle d’une ONG, des stratégies mises en place pour qu’un projet existe, des limites auxquelles elle se trouve confrontée (politique du pays…). J’aime particulièrement travailler avec le SETI, centre de recherche et de sensibilisation pour l’inclusion des personnes handicapées. La responsable, l’une des six psychomotriciennes égyptiennes reconnues, accomplit un travail formidable avec beaucoup de professionnalisme et d’enthousiasme. C’est une chance de découvrir ainsi ce secteur et de l’accompagner au cours de ses séances avec les enfants, dans ses démarches pour faire valoir les droits et le respect des personnes atteintes d’un handicap. Il est long le travail de sensibilisation car les mentalités égyptiennes sont attachées à de nombreux préjugés concernant les personnes handicapées : de la bataille de certains chauffeurs d’autobus pour conduire certains enfants handicapés afin de se garantir la bénédiction de Dieu (cela peut être considéré comme une grâce pour la famille et les proches car Dieu va rétribuer ses dons en contrepartie de ce mal atteignant la personne), au mépris et à l’abandon d’autres familles considérant ces personnes comme des animaux. Ici, le handicap est un réel enjeu de société.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En parlant de société, vous devez vous demander comment se passe la vie sur place au vu des échos médiatiques alarmants. Effectivement de nombreux affrontements violents ont lieu régulièrement et l’agressivité des Egyptiens s’accroit. Cependant les conflits restent localisés dans certains lieux à éviter. La vie se poursuit suffisamment sereinement dans l’ensemble. Ce qui est oppressant reste l’attitude de la gente masculine face aux femmes, et encore plus face aux occidentales. Sans arrêt abordée et convoitée, le quotidien pour une femme est difficile si elle veut poursuivre ses activités, prendre les transports en commun, sortir dans la rue…Bref si elle veut continuer à vivre « librement ».

Une autre réalité qui est attristante reste la volonté pour beaucoup d’Egyptiens de fuir leur pays natale à cause du contexte politico-religieux actuel. Les Frères Barbus poussent le pays dans le chaos et la violence. C’est une tragédie. De tous milieux sociaux et professionnels, des chauffeurs de taxi en passant par les médecins jusqu’aux artistes, même les plus actifs lors de la révolution se voient déchantés par la situation sociale, par ce gouvernement alors aux mains d’hommes irraisonnables, et baissent les bras en perdant espoir….

Cependant lorsque je vois ces femmes et ces hommes dévoués à toute échelle pour venir en aide aux personnes démunies, dans le besoin, cela me redonne beaucoup d’espoir pour ce beau pays où la solidarité demeure inébranlable! El Hamdoulilah!

 

 

 

 

Voilà donc quelques nouvelles. Même si la vie au quotidien n’est pas toujours un long fleuve tranquille, je suis heureuse de cette expérience profondément enrichissante sur le plan  humain,  culturel et professionnel. L’Egypte demeure un pays fascinant et surprenant par la chaleur de ses habitants, par la beauté de ses paysages, par les contrastes qui se dégagent, nous laissant inlassablement dans l’émerveillement. 

 

Je vous souhaite à tous une bonne continuation dans vos projets et vous dis à bientôt, Inch’Allah !

Bien à vous tous,

Mathilde




dans le 9-3

10:54, 10/03/2013, Bondy .. 4 commentaires .. Lien
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Salut la promo !!!!!

Cela fait désormais 4 mois que je vis à Bondy ! J’ai du mal à réaliser qu'on est déjà à plus de moitié de notre parcours.  C’est certainement bon signe, cela signifie que nos actions ne sont pas trop répétitives.En effet, nos journées sont bien remplies (par les rapport de l'IRCOM...?) ! D’ailleurs, je vous prie d’excuser ce long moment d’absence...

Mais, avant toutes choses, je tenais,  vous annoncer une nouvelle bien sympathique: celle de mes fiançailles!!!!!! YOUHOU !!! Elles sont prévues pour début mai!! Non non, ce n'est pas un bondynois...Même si la distance n'est pas toujours simple (c'ets le jeu ma p'tite lucette!), Aymar et moi sommes trop heureux.

 

Il y a quelques jours, je m’amusais à relire les premières pages de mon carnet de bord (oui parce que je tiens mon carnet de bord..... ). Je m’étonne aujourd’hui des difficultés de mon début : j’étais apeurée par la cité,  je me sentais autant agressée par la dégradation de l’environnement,  que par les tempéraments explosifs de nos enfants. J’avais l’impression que je ne tiendrais jamais, et surtout je me demandais comment j’allais entrer en relation avec ces jeunes. Le temps a fait les choses, progressivement et en douceur, surtout avec les enfants. Si l’ouïe et la vue peuvent s’habituer, le temps nous permet de voir autre chose, peut-être ce qu’il ya de plus profond dans la cité, ce qu’il y a de plus beau. Il m’a permis également de tisser quelque chose avec les jeunes, ce qui n’est pas toujours tangible, mais j’ai vraiment l’imaged’un apprivoisement mutuel.

Oups ! Je ne commence pas du tout comme il faudrait, d’abord les présentations ! Je vis au 23 avenue Léon Blum, juste au dessus de l’autoroute, et nos locaux se trouvent avenue Suzanne Buisson, durée du trajet : 5minutes. Nous sommes au cœur d’une cité de 15 000 habitants.

Notre chère équipe est la plus grande des antennes du Rocher. Benoît est notre responsable d’antenne, il vit juste au dessus de nos locaux avec sa femme Agnès et ses deux fils Corentin (2,5 ans) et Gabriel (6 mois). Sophie, habite à Bondy depuis 4 ans, elle est éducatrice spécialisée au sein du Rocher, François, Marianne (ma colocataire), et Kata, notre laïque consacrée, sont des volontairesServices Civique.  Isabelle est notre deuxième éducatrice spécialisée, elle est très investie au niveau des visites et de l’atelier pour femmes.Il s’agit là de l’équipe de base, mais il ne faut pas oublier les bénévoles qui sont présents de manière ponctuelle sur les activités, commenotre Faustine : joyeuse coloc’ et bénévole dévouée !Je vous épargne les moments moins amusants des réunions d’équipe ou de préparation d’activités, et  préfère vous faire un rappel de ce que nous faisons la semaine.

Les visites à domicile. A faire dès que nous pouvons.  Les visites peuvent être de divers ordres : maintenir un contact, rompre l’isolement, se faire connaitre, entretenir le lien avec les parents des enfants que nous suivons. Je ne suis pas toujours à l’aise pour sonner chez des (in)connus, ne sachant pas toujours quoi dire, etsoucieuse de ne pas froisser certains codes culturels. Cela dit, nous ne sommes jamais déçus de l’hospitalité : simple et accueillante ! J’ai l’impression d’avoir également compris qu’un long silence n’était pas forcément gênant mais qu’il pouvait, à l’inverse,  avoir davantage de sens. Nous avons rendu visite à nos voisins dès mon arrivée (3 appartements par pallier, 5 paliers car 5 étages, moins notre appartement… !), ce qui m’a mis tout de suite mis dans le bain !

L’aide aux devoirs. Nous faisons du tutorat le lundi, mardi, jeudi et vendredi soir. Il nous arrive d’en faire à domicile mais c’est plus rare. Cela concerne le primaire, le collège et le lycée. Il s’agit de l’activité la plus régulière et pourtant ça n’est pas la plus simple ! En effet, nous tentons de maintenir une atmosphère studieuse avant qu’ils puissent aller jouer (lors des foyers). Patience et pédagogie ne suffisent pas toujours… En revanche, nous profitons de cette relation personnelle au jeune, au travers d’exo de maths et de leçons de grammaire, pour mieux le connaître. C’est un grand plaisir !

Je précise que Marianne et Kata préparent des cours d’alphabétisation le lundi et le jeudi, mais je n’y assiste pas.

L’ALSH ou Activité de Loisir Sans hébergement, se déroule le mercredi matin et après-midi, auprès d’une quinzaine d’enfants âgés de 8 à 12 ans. Majorité de filles, l’ambiance ne demeure pas moins dynamique ! Nous avons pu faire pas mal de choses depuis mon arrivée : musée de la musique, grands-jeux en tout genre, atelier cuisine, atelier cirque, confection de masque, de déguisements, de carnets photos, piscine (merci les vertus de l’eau !) entre autres. C’est très divers ! Nous avons projet de les emmener présenter un petit spectacle auprès de personnes âgées. Je dois m’occuper de ce projet, aie aie aie....

Le café de rue. Nous le faisons devant les locaux du Rocher, le jeudi matin. Il s’agit de passer un moment convivial autours d’une boisson chaude. J’apprécie y rencontrer de nouveaux visages, croisés dans la rue. C’est d’ailleurs l’occasion de proposer nos activités. Ca n’est pas toujours facile d’aller à la rencontre de l’inconnu, mais les personnes apprécient ce geste gratuit. D’ailleurs, on y voit nos « habitués », qui ont profité de cette activité pour se retrouver entre amis, désormais, autour d’un traditionnel thé à la menthe !

L’atelier des femmes. Le jeudi après-midi les femmes se regroupent autours d’activités diverses : atelier cuisine, crochet, groupe de parole,…  Ce sont généralement des moments de détente où toute femme aime à se confier à l’autre, et cela, quelque soit leur origine.En ce moment, les femmes font du sport avec Sophie : steppes, élastiques, abdominaux, et en musique s’il vous plait ! Nous avons également une conseillère conjugale et familiale qui vient désormais les rencontrer.

Dernièrement, au cours de l’atelier desfemmes,  Fusia, algérienne, nous a fait profiter de ses talents culinaires, pour que nous dégustions avec d’autres invités de la cité, un magnifique couscous.

Il m’est difficile de retranscrire ce que nous vivons en profondeur chaque journée passée ici, j’espère avoir pu vous dépeindre un peu de cette univers passionnant : les deux photos suivantes seront peut-être plus parlantes. Je vous souhaite plein de bonnes choses les amis. Hâte de retrouver la douceur angevine avec vous tous !

je vous embrasse !!!

Marine

ps: au fait, Intercordia m'a réellement servie ! 

notre équipe !fin victorieuse d'un jeu !




Pas trop froid sous la neige ?

08:05, 25/02/2013, .. Publié dans Ceux qui sont en Oceanie .. 0 commentaires .. Lien
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J’ai l’impression de monopoliser le blog, à quand des news du Vietnam (si notre chère Hélène réussit à ne pas se faire censurer), du Cambodge, du Nicaragua ou encore de la France avec Marine et Claire ??

Puisque vous insistez, je m’en vais vous donner des miennes !

Tout va toujours très bien, j’ai pu faire pas mal de choses variées ces derniers temps donc c’est plutôt agréable.

 J’ai d’abord assisté au festival Sinulog, pas le plus connu de Cebu (qui a rassemblé cette année, quatre millions de touristes philippins et étrangers !), mais celui très local de Biri, là où EDM va très bientôt ouvrir un nouveau programme de parrainage. Sinulog fête Santo Niño, c'est-à-dire l’enfant Jésus. Les Philippins célèbrent ainsi la venue du christianisme dans leur pays, par Magellan au XVIe siècle, tout en rendant hommage à leurs ancêtres qui se battirent contre les troupes espagnoles. Pendant tout un week-end, c’est donc la fête dans les rues philippines avec des danses et costumes traditionnels. Pour ma part, vu que j’étais la seule Blanche à être sur l’île de Biri, c’était un peu ma fête à moi aussi ! D’autant plus qu’à travers l’action d’EDM, je côtoie le prêtre de la paroisse, Father Delizon, et que je crèche au presbytère. Du coup, j’ai été invitée un peu partout et j’ai pu être aux premières loges pour assister au spectacle. Les Philippins ont un sens du rythme assez incroyable (ils ont des cours de danse et ce, jusqu’à l’université parfois) et c’était vraiment super à voir ! Les inégalités sont malgré tout sous-jacentes : ceux qui peuvent participer au Sinulog sont généralement les plus riches car ce sont les familles qui se cotisent pour les costumes, décors etc. Le soir je fus invitée à la table des privilégiés, à savoir la mairie et l’Eglise et j’ai eu l’honneur de danser la Curacha (enfin, j’avais pas trop le choix à vrai dire), comprenez une danse traditionnelle entre un homme et une femme, où le premier fait la cour à la seconde, pendant que ceux qui regardent, jettent des billets dans un panier, placé entre les deux protagonistes. (Un brin sexiste, dites-vous ?) J’avais un peu la pression car tout Biri était réuni autour du terrain de basket extérieur, lieu de la soirée. Celle-ci s’est terminée par du cha-cha-cha et du Rihanna, terrain de basket devenu alors un véritable dancefloor pour les habitants (et pour moi aussi, of course !).

Mais je ne m’étais pas déplacée à Biri uniquement pour faire la fête (j’en ai certes bien profité) mais aussi pour rendre visite aux potentiels filleuls, recommandés par les professeurs et/ou le Padre. J’ai donc visité environ vingt familles, pour n’en garder que quatorze. Les critères de sélection sont toujours les mêmes : pauvreté + grande motivation en cours. Il est facile de douter : par exemple, un enfant ayant des difficultés à l’école et avec un contexte familial qui n’aide pas – ce qui explique sans doute sa situation. Si les parents n’encouragent pas leurs enfants, ces derniers auront forcément plus de mal à suivre en cours, d’où la question de savoir si EDM se doit de les parrainer ou non. D’un côté, cela peut ouvrir une porte à l’enfant mais de l’autre, une autre famille pourrait aussi être aidée… Ma décision finale fut de prendre le jeune en question en « adopté », c'est-à-dire que la famille sera aidée par EDM mais l’enfant n’aura pas de parrain ou de marraine, à moins que la situation ne s’améliore. Parrainer un enfant doit se faire sur le long terme et le risque de parrainer un enfant qui n’est pas motivé ou qui a des parents qui ne le sont pas, c’est que l’enfant décide d’arrêter les cours et le parrainage se verrait alors stoppé. Or, si un parrain est déçu lors de son premier parrainage, il y a de très fortes chances pour que ce soit la dernière fois qu’il décide d’aider un enfant. Pour ce qui est de l’ouverture officielle de Biri, il ne reste plus qu’à ouvrir un compte en banque, au nom du Father (puisque c’est ce dernier qui sera chargé de distribuer l’argent du parrainage aux filleuls) puis d’animer un meeting de rappel des règles d’EDM avec les filleuls et leurs parents (qui se fera sûrement fin avril).

Autrement, je me suis aussi rendue à Tacloban, ville stratégique entre l’île de Leyte et l’île de Samar, sur la demande de ma responsable. EDM voudrait en effet y ouvrir un autre programme mais il faut d’abord récolter un maximum d’infos sur l’histoire, l’économie, l’éducation etc. de la ville. Petit travail journalistique qui m’a bien plu mais qui s’est trouvé moins simple que je ne l’aurais pensé. J’avais un peu l’impression parfois d’être dans « la maison qui rend fou » du dessin animé Les Douze Travaux d’Astérix (oui, je connais mes classiques) :

Moi, me présentant au bureau de Monsieur Truc :

« - Bonjour, je cherche des informations sur les différentes universités que proposent Tacloban.

- Ah mais allez donc voir Madame Machin, au bureau de Gnagnagna, qui se situe à l’autre bout de la ville. »

Quinze minutes de Jeepney (allez donc voir sur Google images ce que c'est) plus tard, au bureau de Madame Machin :

« - Bonjour, je cherche des informations sur les différentes universités que proposent Tacloban. 

 - Ah non désolée, ici nous n’avons pas ces informations. Mais allez donc voir au bureau de Monsieur Truc. »

Moui, tout à fait.

Le week-end passé j’étais à Gandara, supposément pour faire un meeting. Le hic, c’est que seulement trois filleuls ont fait le déplacement. Dans ce programme, le problème c’est que les filleuls viennent voir les Sœurs, uniquement pour leur demander l’argent du parrainage, sans remerciement quelconque et sans être très assidus dans les envois de lettres aux parrains. Bref, c’est pas trop ce que l’on appelle « l’esprit EDM » et il faut donc que je trouve un moyen pour qu’ils viennent aux meetings, sans passer par la case « arrêt définitif du parrainage », ce qui serait un peu dommage à mon sens.

Quant aux news plus fraiches : cette semaine c’est entraînement sportif ! Car figurez-vous que ce week-end, je me tente aux dix kilomètres de Manille, avec les autres volontaires Bambous ! (d’ailleurs si vous souhaitez nous soutenir et faire un don pour contribuer à la construction d’une école sur l’île de Negros : http://www.alvarum.com/defidumekongphilippines#updates) Je ne m’attends pas à faire un score olympique mais je pense que ça va être sympa de se retrouver entre Français !

Le mois de mars sera celui de la sélection des dix futurs filleuls intéressés par le projet d’agriculture de Quentin pour la rentrée 2013 + de la présence du directeur général d’EDM, Yves Meaudre (le flip !) + un temps de réflexion sur nos missions respectives entre Bambous + dix jours de vacances avec les parents (et ouais !).

Bises,

Elise.

Photos ci-dessous:

1) Marjorie, professeure et bénévole pour EDM, devant un tricycle (= moto-taxi)

2) une filleule dans les rizières

3) son papa coupant le buko, soit la noix de coco pas encore mûre dont le jus est très nutritif et rafraichissant

4) moi montrant les photos de la famille (ils se marrent à chaque fois)

5) une enfant dans un autre tricycle (l'un des principaux métiers pour les plus pauvres)

6) dans une banca, direction Biri

7) le Sinulog

8) des gamins qui courent derrière moi pour être pris en photo

9) maison typique (plutôt grande), à Catarman ; les toits sont faits en nipa (= feuilles de palmiers)

10) une famille aidée par EDM, à Allen

11) speech de deux minutes pour promouvoir le foyer d'agriculture de Quentin

12) les jeunes du foyer de Catarman (Quentin à gauche, Lorraine ma responsable derrière moi)

13) paysage de Biri

 




Deux mois plus tard...

11:08, 18/01/2013, .. 1 commentaires .. Lien
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Et oui, déjà un peu plus de deux mois aux Philippines !

Je voulais vous souhaiter tout d’abord, une très belle année 2013 ! Mes vœux pour vous tous sont les suivants : amour, paix, partage, entraide, écoute. Ces mots paraissent bien désuets aujourd’hui. Je trouve cela dommage. Car ce sont ces mots qui font les grands changements de demain. Aussi, comme nous sommes tous des acteurs de ces changements, je vous invite pour la nouvelle année, à vous engager. Auprès de vos proches, dans une association, dans votre commune… Il serait en effet, trop facile de faire un portrait apocalyptique de notre société actuelle. Il est plus difficile en revanche, de lutter et de s’engager. Mais tellement plus profond ! On a tous le temps de s’engager, alors qu’est-ce qu’on attend ?

Pour ce qui est de ma mission, j’ai pu faire mes premiers « meeting » ! Souvenez-vous, cela consiste à échanger avec tous les filleuls d’un programme + quelquefois les parents. Cela peut être sous la forme de jeux, de conférences, d’activités quelconques… L’idée est de créer un lien, un esprit de communauté parmi les filleuls. Pour l’instant, je n’ai pas fait ce qu’il y a de plus « fun » comme meeting : j’ai reposé les bases d’EDM. En effet, si le responsable d’un programme n’est pas top, le pourquoi de la présence d’EDM est parfois difficile à cerner de la part des familles. Ces dernières savent qu’EDM est là pour les aider financièrement mais ne savent pas quelles sont les limites ou leurs devoirs. Car il y en a. J’ai donc distribué une petite charte « du bon filleul » où il est expliqué qu’il est important d’aider les autres, la communauté, de bien travailler, d’écrire à son parrain… Et qu’il est aussi important pour les parents, d’encourager leurs enfants – entres autres. Mon premier meeting, je stressais un peu, de ne pas être à la hauteur, de ne pas être claire, de  ne pas savoir m’imposer etc. Finalement cela s’est plutôt bien passé mais étant donné que je préfère regarder mes interlocuteurs, au lieu de rester les yeux fixés sur ma feuille, j’ai un peu improvisé et donc forcément, c’était moins clair que mon discours de départ. Mais du coup, j’étais mieux préparée pour le lendemain et mon meeting était je trouve, plus réussi. Je dois avouer que c’est très agréable d’être écoutée. C’est assez marrant d’ailleurs car comme je suis la Blanche, je suis forcément à leurs yeux, géniale. Du coup, il suffit que j’ouvre la bouche pour que plus personne ne bronche et m’écoute les oreilles grandes ouvertes (j’ai un doute concernant l’utilisation de cette expression mais passons). Pour ce qui est des problèmes rencontrés, il y a la barrière de la langue. Car oui, les filleuls parlent et comprennent l’anglais. Mais pour les parents, c’est une autre histoire. En général, ils ne parlent que leur dialecte, à savoir le waray pour l’île de Samar et le cebuano pour l’île de Leyte. Ma petite attention d’imprimer les chartes en tagalog (langue nationale du pays) était donc plutôt inutile car le tagalog ainsi que l’anglais, sont réservés aux plus instruits. Heureusement qu’il y a toujours quelqu’un pour faire la traduction (en général, une prof) mais c’est vraiment dommage que je ne parle pas leur dialecte car la relation de confiance serait sans doute plus forte. J’ai aussi eu besoin d’être ferme sur les questions d’argent. Et oui, car après leur avoir énoncé ce qu’EDM prenait en charge financièrement, certains ne m’ont pas loupée « ah mais nous on n’a pas eu ça ! » ; « ah et est-ce que on pourrait avoir un plus pour la nourriture ? » etc. etc. Je me suis donc permise de la jouer à l’occidentale, c'est-à-dire, être directe et aller droit au but : « EDM fournit ça, ça et ça mais on ne peut pas tout vous fournir ; premièrement car on veut aussi que vous soyez responsables et secondement, car l’argent du parrainage n’est pas suffisant. » Je pense que cela a été compris et étant donné que je suis nouvelle et jeune, il est tout de même important que je puisse montrer qu’EDM peut dire « non » à certaines demandes. Pour conclure sur ces meetings, je suis contente car j’ai réussi à motiver les jeunes à se retrouver tous les derniers dimanches du mois, pour partager un temps ensemble. Et les parents veulent être présents, quand je me déplacerai de nouveau dans le programme. Ca fait plaisir de voir du concret. Enfin, reste à vérifier si cela s’est bien mis en place à la fin du mois…

Concernant le suivi des filleuls, il y a quelques cas difficiles à gérer. Du genre, une jeune qui s’est enfuie de là où elle vivait car un de ses colocs aurait tenté de la violer. Garçon que j’ai rencontré et qui nie. Situation d’autant plus difficile car personne ne semble s’en soucier, excepté moi-même. La police, les Sœurs, les profs : « bof, c’est entre eux que cela se passe ». Mmmh. Du genre aussi, le décès soudain d’une filleule de dix-huit ans ou le papa d’une famille qui désire arrêter le parrainage avec EDM par superstition - alors que sa situation est d’une immense précarité - car sa femme puis un de leurs fils sont décédés tour à tour. Sans oublier ceux qui arrêtent les cours pour essayer de se trouver un travail à Manille. En général, leur plan ne se passe pas comme prévu.

Mais quand je rends visite à des familles pour la première fois, pour un possible futur parrainage, l’espoir est de nouveau présent. Se dire que l’un d’eux va peut-être finir ses études, trouver un travail qu’il ou elle aura choisi, aider sa famille, pousser ses frères et sœurs à poursuivre à l’école… Et lorsque je rencontre des jeunes chez eux, qui sont en fin d’études à l’université, toujours autant motivés, c’est là que l’on voit clairement, qu’EDM a eu un rôle déterminant dans leur vie. Et la fierté des parents fait également plaisir à voir.

Plus généralement, la vie aux Philippines est toujours sympa. Même si j’ai eu un coup de mou après les fêtes de fin d’année. Deux semaines de vacances passées dans le sud-est de l’île de Luzon avec trois autres volontaires EDM et Alice, de mon master. J’ai ainsi pu visiter la capitale Manille et je ne regrette pas d’être dans ma campagne de Samar ! Seul avantage de Manille : les centres commerciaux où on peut trouver du VRAI chocolat (mais pas de bon fromage, snif snif). Je me sens aussi parfois sous pression parce que y a toujours beaucoup de choses à faire et étant donné que c’est une mission sur le long terme, si je le voulais, je pourrais travailler non-stop. Mais du coup, lorsque je me dis que je suis en « repos », je pense toujours à ce qu’il faut que je fasse pour la suite. Et le fait de ne rester que six mois a un côté frustrant et je sais que si je veux mettre toutes mes idées en place, il faut que je le fasse vite ! D’où la pression. Mais fort heureusement, j’ai trouvé depuis quelques jours, une salle de sport à Catarman et ça fait du bien de pouvoir suer en courant ! Niveau météo, depuis Noël, il fait plutôt frais. Vent, pluie, nuages. Mais c’est assez agréable. J’apprécie de plus en plus la joie de vivre des Philippins, le fait qu’il y ait tout le temps de la musique partout, qu’ils aient tout le temps le sourire aux lèvres… Mais il y a néanmoins, des petites choses qui m’agacent telles leur incompétence générale dans les magasins ou institutions (un peu comme les vendeurs de chez Orange, dédicace à Papa) mais aussi leur croyance superstitieuse « si je prie beaucoup, je réussirai mes examens ».

Prochaine étape : l’orientation des filleuls en dernière année de lycée car la fin d’année scolaire est fin mars (pour redémarrer en juin). Je vous en ai déjà parlé ; ici l’orientation n’est pas du prise au sérieux et nombreux sont les jeunes à se retrouver dans des cursus pour être professeurs car ils ne connaissent que cela. J’ai donc un rôle primordial à jouer sur ce point. Connaitre leurs motivations, leurs envies, leurs notes, ce que proposent les universités… Il y a aussi ma responsable à Asnières, qui vient me rendre une petite visite (ainsi qu’à d’autres volontaires), la première semaine de février. J’ai intérêt à être au taquet !

Ah et dernière chose, si vous voulez m’envoyer une petite carte postale, deux belles lettres, trois galettes des rois frangipanes, quatre saucissons secs, cinq magazines Causette, six tablettes de chocolat noir spécial dessert Nestlé, sept livarots, huit tartiflettes, neuf chats appelés Picasso et dix idées pour mon mémoire :

VOVARD Elise

435 Western Divide

Zone 3

UEP Catarman

Northern Samar

THE PHILIPPINES

Les photos qui suivent sont en vrac car je suis trop flemmarde pour faire une mise en page sympa.

1) une photo pour vous faire peur: ma brûlure après avoir fait de la moto et été contact avec le pot d'échappement, sensation très réjouissante (cela commence tout juste à cicatriser, après trois semaines de compresses)

2) soirée de retrouvailles avec Alice, à Legazpi

3) une banca, idéale pour avoir le mal de mer

4) entourée de filleuls

5) des enfants s'amusant, rien de plus banal aux Philippines

6) Soeur Thérèse et un enfant philippin

7) au lac Danao, à Ormoc

8) dur, dur la vie de volontaire !

9) le mont Mayon dit le "volcan le plus parfait au monde"

Elise

Dur d'être volontaire !




Mi vida ecuatoriana...

07:38, 6/01/2013, Equateur .. Publié dans Ceux qui sont en Amerique du Sud .. 5 commentaires .. Lien
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Feliz año nuevo a todos !

Coucher de soleil à Canoa, fin décembre

C’est super de lire de vos nouvelles des quatre coins du monde (à quand les nouvelles du Nicaragua, Burkina, Cameroun, Cambodge, Viêt-Nam, Colombie et autres coins de la France ?! smiley ), on se rend compte des décalages, des problèmes, des réalités, des points communs de nos expériences c’est vraiment riche !! Continuons comme ça !

Pour ma part la dernière fois que j’avais posté un article, je n’étais arrivée que depuis une semaine… depuis bien des choses se sont passées !

Panorama de Saraguro, un soir de décembre...

Je me sens bien en Equateur, petit pays qui fait la moitié de la France mais d’une diversité incroyable et je crois peu comparable, tant au niveau culturel que géographique. C’est la première fois que je vis dans un village (3000 habitants), et je m’habitue sans trop de problèmes à la tranquillité et à la quiétude de la vie ici. C’est rigolo de toujours croiser quelqu’un qu’on connaît quand on sort. Je m’habitue aussi tant bien que mal au fait que tout le monde se connaisse, qu’on aime parler de tout le monde derrière son dos, aux histoires, au fait qu’il y a très peu d’étrangers (nous sommes 4 européens à y habiter) et au fait que tout soit paradoxalement si facile et si compliqué à la fois.

Facile car depuis que je suis arrivée, j’ai à peine le temps de sentir des baisses de morales qu’arrivent de nouvelles surprises, tant au niveau du projet que pour la vie en général. Même si c’est petit, il y a toujours quelque chose à faire, à voir, quelqu’un avec qui sortir, un endroit à découvrir dans les environs et ma foi je ne m’ennuie pas, même si j’aimerais être un peu plus occupée les matinées. Je ne pensais pas que la vie dans un village pourrait me réserver autant de surprises ! Je crois que c’est ce que je préfère, dans les voyages, les surprises, tout le temps ! On vit des choses tellement inattendues et tellement souvent… Il y tant à faire, tant à comprendre, tant à échanger… Tout est tellement nouveau, qu’on vit beaucoup plus intensément le nouveau petit train train du quotidien que l’on se crée avec l’environnement neuf qui nous entoure.  

Et puis c’est à la fois compliqué. Etant donné que j’ai la chance de travailler dans ce village pour le projet de la maison pour les jeunes, eh bien je me rends compte que ce n’est vraiment pas facile tous les jours, de le comprendre en profondeur, ce village. C’est la première fois que je dois travailler en étant hypocrite, c’est la première fois que je dois travailler en me méfiant tout le temps de savoir si ce que l’on me dit c’est vraiment vrai où bien on cherche à m’arnaquer… car l’argent tient tristement une place centrale dans les préoccupations des gens en général, ce que je peux comprendre, mais pas au détriment de l’honnêteté. L’argent, la boisson, la drague… On doit faire avec, mais le manque de participation des jeunes à la vie de la maison est parfois décourageant. J’essaie de comprendre pourquoi. J’ai des pistes de réponse, j’ai envie de creuser. Heureusement, de nombreux enfants viennent les après-midis, je fais du soutien scolaire (voire plus quand un gamin de 9 ans ne sait ni lire ni écrire) et ils peuvent danser, peindre, dessiner, jouer… ce sont les jeunes de demain, c’est plus facile de « travailler » avec eux. Je me suis faite à l’idée de passer plus de temps avec les enfants qu’avec les jeunes, pour le moment j’espère…

Et puis c’est compliqué parce que dans le village cohabitent indigènes et métissés et que ce n’est pas simple de comprendre ces « relations » et aussi parce qu’il n’y a pas que les jeunes qui boivent, qu’il y a beaucoup de problèmes de violences familiales (et j’en passe) et c’est un peu dur d’accepter que ce soit si répandu. J’ai eu de la chance, maintenant je loue une chambre chez une famille très différentes des autres du village, je crois. Alors je partage beaucoup de moments privilégiés au sein de cette famille où règnent amour et bonne ambiance. Je peux me confier, ils me comprennent. Les quatre enfants ont entre 19 et 26 ans, alors je m’entends super bien avec tous. Ils ne vivent pas tous là mais j’ai été acceptée comme l’une des leur et j’ai passé de supers fêtes de Noël dans cette famille à part, ma famille Equatorienne !

Je partage avec vous quelques heureuses surprises de ce voyage en image…

 

...des cascades à trois pas de chez soi...

 

...tout plein de fruits et légumes délicieux...

...une forêt où on peut se prendre pour Tarzan et Jane...

 

... un beau défilé et un grand soleil pour Noël...

 

...des animaux originaux...

...des copains avec qui se sentir bien...

 

...des enfants à croquer...

...un ciel fabuleux sur Quito...

...un nouvel an au Soleil...

Pour plus de photo, vous pouvez consulter mon album picasa, je le mets réugulièrement à jour !

Plein de pensées à tous... je pense fort et souvent à vous,

Luzia

 




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Quid de nous ?

Parce que 6 mois ou plus aux Philippines, au Burkina, au Cameroun, au Cambodge, à Madagascar, au Viêt-Nam, au Nicaragua, en Costa Rica, au Pérou, en Equateur,en Colombie et aussi en France dans des associations auprès de publics très différents les uns des autres... ça fait de sacrées expériences à partager !
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